polyarthrite, myasthénie

La myasthénie ou « Myasthenia Gravis » est une maladie immunologique liée à un blocage des récepteurs de la plaque motrice par des anticorps anti-récepteurs d'acétylcholine, traduite par une fatigabilité excessive de la musculature striée, améliorée par le repos ou sous l'effet des drogues anticholinestérasiques.

Le diagnostic souvent évident, est parfois difficile, restant longtemps méconnu.

Le phénomène myasthénique est un déficit de la force musculaire dont le caractère essentiel est de s'accroître à l'occasion d'un effort.

La faiblesse musculaire ainsi provoquée tantôt se limite aux muscles directement mis en action au cours de l'effort, tantôt se manifeste à distance d'eux.

La fatigabilité s'accroît au cours de la journée. Cette fatigue se corrige au repos.

Un caractère essentiel de ce phénomène est sa correction sous l'effet des drogues anticholinestérasiques.

Le froid l'améliore.

L'atteinte de la musculature oculo-palpébrale est évocatrice.

Le ptosis est unilatéral au début et peut se bilatéraliser par la suite, restant habituellement asymétrique.

Parfois présent dès le réveil, il a tendance à augmenter en fin de journée. Il s'accompagne ou non d'une diplopie, le plus souvent intermittente.

Ptosis et diplopie sont augmentés par la fatigue, la lumière, la fixation d'un objet.

La musculature pupillaire est indemne.

L'atteinte des muscles d'innervation bulbaire, retentit sur la phonation, la mastication et la déglutition.

La voix s'éteint progressivement, devient nasonnée puis inintelligible. Bien que très caractéristique ce trouble est parfois considéré comme hystérique.

Les troubles de la mastication apparaissent au cours des repas, le sujet se trouvant parfois dans l'obligation de soutenir sa mâchoire inférieure avec sa main.

Les troubles de la déglutition, souvent modérés, donnent parfois lieu au rejet des liquides par le nez.

La dysphagie, à l'image du phénomène myasthénique est améliorée par le froid et aggravée par la chaleur.

Une parésie faciale donnant un facies atone est souvent associée aux troubles bulbaires.

Dans de rares cas, la fatigabilité des muscles cervicaux est à l'origine d'une chute de la tête en avant ou de douleurs cervicales liées à un phénomène de contracture.

L'atteinte des muscles des membres prédomine sur les muscles proximaux, plutôt de la ceinture scapulaire.

On a décrit des formes limitées aux membres, dites pseudo-myopathiques.

Des myalgies orientent parfois à tort vers une maladie rhumatismale ou myositique.

Les muscles extenseurs du tronc sont parfois concernés, de même que, moins souvent, les muscles abdominaux.

L'atteinte des muscles respiratoires peut conduire à une décompensation ventilatoire rapide, quelquefois inaugurale, qui fait toute la gravité de la maladie.

L'examen clinique fait apparaître le phénomène myasthénique en utilisant des tests de répétition des mouvements comme celui de l'abduction répétée des bras, de l'accroupissement ou de l'occlusion des paupières.

L'évolution à la fois prolongée et capricieuse, faite le plus souvent d'une succession irrégulière de poussées et de rémissions, est difficile à schématiser et à prévoir.

L'effet de la grossesse est variable, avec un risque d’exacerbation dans 30 à 40% des cas au cours de la grossesse et un risque d’aggravation de 30% en post-partum.

Les risques vitaux sont possibles, du fait des crises myasthéniques se manifestant par des troubles respiratoires, avec dyspnée et encombrement.

L'évolution fatale se produit dans plus de 2/3 des cas malgré la réanimation.

Une hyperplasie thymique, (thymus macroscopiquement normal mais caractérisé par la prolifération de follicules germinatifs à centre clair), existe dans 65 % des cas et un thymome dans 15 % des cas.

Cette constatation conduisit à proposer les premières thymectomies dont l'effet bénéfique se manifeste principalement en cas d'hyperplasie thymique simple.

Les thymomes peuvent être bénins ou malins.

Des associations sont fréquentes dans environ 4 % des cas avec une polyarthrite rhumatoïde, une anémie de Biermer, un lupus érythémateux disséminé, une sarcoïdose, un syndrome de Gougerot-Sjögren, une polymyosite, une recto-colite hémorragique, un pemphigus, une maladie de Kaposi, un purpura thrombopénique, une anémie hémolytique auto-immune.

Par ailleurs une affection thyroïdienne se retrouve dans 13 % des cas, aussi souvent hyperthryroïdie (qui aggrave en général la myasthénie) qu'hypothyroïdie.

Une association avec un cancer n'est pas exceptionnelle.

 

Source : A.A.M.M. : link

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Un régime alimentaire peut-il influencer l'activité (douleur, gonflement) de la polyarthrite rhumatoïde ?


Il faut insister sur le fait que ce domaine fait l'objet de nombreuses publicités mensongères. Les arguments sont toujours séduisants, mais reposent rarement sur des bases scientifiques.
Quatre propositions peuvent être discutées :
1) le jeûne (suppression totale des aliments) ;
2) l'exclusion d'un ou plusieurs aliments (régime d'exclusion) ;
3) la supplémentation en graisses particulières ;
4) les manipulations immunologiques par l'alimentation.

1) Le jeûne :
le jeûne permet d'obtenir une diminution de l'activité inflammatoire de la maladie et donc une amélioration de la symptomatologie articulaire. La poursuite de cette diète par un régime lacto-végétarien n'entraîne pas le maintien de l'amélioration. L'intérêt de cette observation est du domaine de la recherche et on ne saurait conseiller un tel régime à long terme. Il est dangereux de jeûner pendant une période prolongée.

2) L'exclusion d'un ou plusieurs aliments :
deux arguments sont à l'origine d'une telle proposition :
• Certains aliments pourraient entraîner des manifestations de type allergique se traduisant par une poussée de la maladie. Cette hypothèse est née de l'observation de quelques rares personnes dont le rhumatisme a cédé après exclusion d'un aliment particulier (par exemple produit céréalier ou produit laitier). En fait, il est probable que bon nombre de ces patients ne souffraient pas véritablement d'une polyarthrite rhumatoïde mais plutôt de ce qui est appelé "rhumatisme allergique". Si vous suspectez qu'un aliment particulier ait pu provoquer une poussée, il faut essayer de démontrer qu'il existe une relation de cause à effet entre la poussée de la maladie et l'aliment suspect avant de l'exclure définitivement de votre alimentation. Pour cela, il faut adopter la procédure suivante : d'abord en parler librement avec votre médecin, faire un bilan clinique et biologique de la maladie tout en continuant à prendre cet aliment, puis supprimer totalement l'aliment suspect de votre alimentation pendant 4 à 6 semaines (test d'arrêt) et enfin revoir le médecin à la fin de ce test pour discuter avec lui de la suite à donner;
• La seconde hypothèse est sans fondement scientifique réel. On suppose que certains aliments (produits céréaliers, laitages, graisses animales, aliments cuits) pourraient interférer avec la flore intestinale et le système immunitaire. Il a donc été proposé d'exclure tous ces aliments chez tout malade souffrant de polyarthrite rhumatoïde. Ces régimes sont à l'origine de nombreuses carences alimentaires et n'ont pas démontré leur efficacité.

3) La supplémentation en graisses particulières (acides gras) :
On commence ici à rentrer dans un domaine plus scientifique.
• L'histoire débute sur la constatation suivante : la polyarthrite rhumatoïde serait moins fréquente et surtout moins sévère chez les Esquimaux. Or, les Esquimaux ont une alimentation très riche en huiles et chair de poissons.
• L'inflammation observée chez l'homme est due à l'action de certains acides gras dont la fabrication dans l'organisme peut être modulée par l'alimentation. En effet, il existe plusieurs possibilités pour enrichir l'alimentation en acides gras particuliers :
Modifier ses habitudes alimentaires et préférer les acides gras qui ont une action anti-inflammatoire (acides gras oméga 3, acides gras oméga 6).  Il faut reconnaître que cette simple modification d'habitude alimentaire ne peut avoir qu'une efficacité minime. Ainsi, les deux attitudes suivantes ont été préconisées :
• Supplémenter l'alimentation par des gélules contenant ces acides gras omega 6 particuliers (acide gamma-linoléique). Ces gélules (d'huile de bourrache ou d'onagre) sont disponibles en pharmacie et parapharmacie, mais elles sont chères, non remboursées et peu dosées en acides gras (à titre d'exemple, 20 gélules d'huile de bourrache ou d'onagre sont équivalentes à une cuillère à soupe d'huile de bourrache). Ces huiles ne sont pas présentes dans l'alimentation courante.
• S'aider de médicaments contenant de plus fortes doses de tels acides gras. Les médicaments disponibles en France ont été développés pour traiter des troubles métaboliques (hypertriglycéridémie). Ils ne sont pas indiqués dans la polyarthrite rhumatoïde. Par ailleurs, leur dosage est encore insuffisant pour avoir un effet anti-inflammatoire net. Dans d'autres pays et notamment dans les pays scandinaves, des gélules chères et non remboursées par les services de santé sont disponibles en pharmacie.

4) Manipulations immunologiques par l'alimentation :
Nous avons vu que certains (dont nous ne faisons pas partie) préconisent d'exclure certains aliments qui pourraient influer sur le système immunitaire. Il existe une autre voie de recherche concernant "la tolérance orale".
L'histoire débute par les deux constatations suivantes :
• La cause de la polyarthrite rhumatoïde pourrait être que l'organisme ne reconnaît plus comme sien (ne tolère plus) son cartilage (riche en collagène).
• L'alimentation contient du collagène qui est bien toléré. L'idée a été de supplémenter l'alimentation des patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde en collagène. Pour cela, il a été donné des "concentrés" de collagène de poulet (une gélule correspondrait à plusieurs dizaines de rostres de poulet). L'efficacité de ce type de traitement n'a pas été confirmée et pourtant nombreuses sont les publicités arguant de l'intérêt d'une telle supplémentation, même en utilisant de plus faibles doses que dans l'étude initiale, avec des sources de collagène différentes (cartilage de requin, etc.).


Notre conseil
 
• Ayez une alimentation équilibrée .
• Ne jeûnez pas.
• N'excluez pas systématiquement de votre alimentation un aliment réputé allergique. Avant d'exclure un aliment a priori suspect, il faut recueillir des arguments de poids en suivant strictement la procédure indiquée.
• Nous manquons d'arguments scientifiques pour recommander systématiquement une supplémentation en acides gras. Néanmoins, l'enrichissement de votre alimentation en poissons gras, voire en huiles (citées ci-dessus) pourrait être éventuellement utile et sans danger.
• Nous ne recommandons pas de suivre les régimes supposés capables de "manipulations immunologiques"
 

 

 

Source : rhumatismes.net : link

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Je me fais opérer lundi matin du canal carpien du poignet gauche, il parait que ce problème est souvent associé à la polyarthite, je passerai peut être en vitesse vous faire un coucou demain mais je vais essayer de bien me reposer pour être en forme...

En effet ces derniers temps je n'étais en super forme, entre les sinusites répétées et les crises de rhumatismes...D'ailleurs j'en ai une en ce moment et on m'a demandé d'arrêter l'immunosuppresseur, de ne pas augmenter la cortisone, par rapport à l'opération (pour le risque d'infections et de problèmes de cicatrisation) du coup je suis pas bien mais bon...

J'ai hâte d'être à lundi soir...

D'ici un mois je suppose que je ferai l'autre poignet...

A +, bon dimanche.

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la HAS énonce plusieurs critères simples permettant d’évoquer un diagnostic de polyarthrite rhumatoïde :

  • Raideur matinale > 30 minutes
  • Durée d’évolution des symptômes > 6 semaines
  • Arthrite d’au moins 3 articulations touchant les poignets ou les métacarpophalangiennes et les interphalangiennes proximales des mains
  • Douleur à la pression des métatarsophalangiennes
  • Atteinte symétrique


Si ces critères sont réunis, le médecin doit alors, et ce dès la première consultation, prescrire des examens pour le diagnostic. D'après la HAS, ces examens sont :

  • un bilan d’imagerie pour rechercher érosion ou pincement articulaire (Radiographies des mains et poignets de face, des pieds de face et de 3/4 en grandeur normale (1/1) et de toute articulation symptomatique),
  • un bilan biologique (Facteur rhumatoïde IgM, Anticorps anti-CCP, Vitesse de sédimentation, Protéine C réactive (CRP)),
  • un Diagnostic différentiel : explorations minimales (Créatininémie, Hémogramme, Transaminases, Bandelette urinaire, Anticorps antinucléaires, Radiographie du thorax).


Le patient sera ensuite orienté vers un rhumatologue, celui-ci pouvant instaurer le traitement de fond.

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La Polyarthrite rhumatoïde, maladie auto-immune fréquente, provoque, en l’absence de soins, la destruction des articulations (cartilage, os, tendons et ligaments). On retrouve chez les personnes atteintes, les caractéristiques des maladies auto immunes : la présence d’auto anticorps (facteurs rhumatoïdes, anti-filagrine) sans raison apparente.

Les traitements actuels de la PR tentent de réduire ou de bloquer la réaction inflammatoire avant qu’elle n’ait atteint son but : la destruction de l’articulation. Les traitements classiques tentent de réduire les conséquences de l’inflammation et de la contenir.
Les nouveaux traitements (biothérapies) apparus ces dernières années et associés à ceux déjà existants, interviennent à différents niveaux de la cascade inflammatoire. Certains, prochainement à la disposition des médecins et des malades, pourraient agir très en amont, empêchant la chaîne des réactions, et au final, permettre une rémission plus ou moins durable dans le temps.

D’importantes recherches portent sur les mécanismes de cette réaction inflammatoire afin de trouver des moyens de la stopper

- Le premier stade de la réaction inflammatoire met en jeu un mécanisme vasculaire, qui est déclenché par la libération de substances dans la membrane synoviale. Une de ces substances provoque la dilatation de tout petits vaisseaux de la membrane et l’augmentation de l’afflux sanguin. C’est ce qui se traduit par la rougeur et la chaleur autour de l’articulation. Cette dilatation est également responsable du gonflement des tissus et de la compression/étirement des nerfs qui provoquent la douleur.

- Le deuxième stade de la réaction inflammatoire concerne le mécanisme cellulaire. Plusieurs types de cellules vont se déplacer vers la membrane synoviale pour attaquer les cellules de l’articulation considérées comme un agresseur. Parmi ces cellules, il y a des globules blancs et les lymphocytes qui vont s’organiser pour éliminer « l’ennemi ». Les lymphocytes communiquent entre eux par le biais de substances appelées cytokines (comme l’Interleukine-1 et le TNF alpha).

- Enfin, la dilatation des petits vaisseaux d’une part et l’arrivée de cellules dans la membrane synoviale, d’autre part, sont responsables de l’accumulation de substances chimiques : les protéines de l’inflammation qui constituent le mécanisme chimique de la réaction inflammatoire.

L’ensemble de ces mécanismes modifie la membrane synoviale qui s’épaissit et forme le panus qui prolifère, détruit le cartilage puis l’os. Il attaque également le tendon.

Le développement de la recherche dans la Polyarthrite rhumatoïde reste essentiel. Dans la PR, l’évolution  de l’érosion articulaire peut être rapide, modérée ou lente mais l’objectif primordial des recherches et des traitements, est d’empêcher la destruction articulaire car on ne peut pas greffer d’articulation et la chirurgie de remplacement est lourde et limitée.

Dépister les personnes susceptibles d’être atteintes d’une Polyarthrite rhumatoïde, mettre au point des gènes médicaments capables de « contrarier » la prédisposition génétique ou capables d’empêcher la réaction inflammatoire ou encore développer de nouveaux médicaments, du type biothérapies pour stopper très tôt l’inflammation (donc l’érosion) et permettre la rémission durable de la maladie, tels sont les enjeux d’aujourd’hui et de demain.

La « guérison » de la PR peut prendre de multiples visages, certains axes de recherche sont prometteurs mais personne ne peut dire actuellement d’où viendront les solutions d’une guérison et quand.
Mais déjà, la recherche permet d’entrevoir de nouvelles hypothèses de travail :
- pour mieux comprendre le réseau des mécanismes du système immunitaire et peut être pouvoir regrouper des familles de maladies auto-immunes ;
- pour trouver les moyens d’agir sur ces maladies.

 

Source AFPric : link

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 Les antalgiques


pyramide oms

Les différentes classes d'antalgiques

Les antalgiques périphériques (palier I)

On peut les qualifier d'usuels car ils sont ceux que chaque foyer garde dans sa pharmacie. En effet , ils sont utilisés dans le traitement des douleurs légères à moyennes. Plusieurs familles de médicaments sont utilisés comme antalgiques périphériques, les AINS ( Anti Inflammatoires Non Stéroïdiens) en font partie :

Les AINS

Ils sont utilisés soit en complément d'un traitement antalgique simple soit seul car ils ont une action anti-inflammatoire et anti pyrétique associées.

FAMILLE
NOM
ACTION
CONTRE INDICATION
EFFETS SECONDAIRES
Les Salycilés

Aspégic

Upsa

Catalgine

Solupsan

antalgique

antipyrétique

anti-inflammatoire

anti-agrégant plaquettaire

inhibition de l'acide urique
ulcère

traitement AVK

métrorragie

allergie

grossesse
troubles digestifs

syndrome hémorragique

allergie

insuffisance hépatique

baisse de l'acuité visuelle

céphalées

bourdonnement d'oreille
Les Pyrazolés Butazolidine anti-inflammatoire

anti-pyrétique

antalgiques
gastrite

déshydratation

traitements diurétiques

hypertension artérielle

asthme

sujets âgés
Digestif : nausées, douleurs abdominales, diarrhée, ulcération gastrique, hémorragie digestive

Rénale : insuffisance rénale fonctionnelle, syndrome néphrotique, rétention hydrosodée, hyponatrémie, hypokaliémie, élévation de la tension artérielle

Respiratoire : bronchospasme

Neurologie: vertiges, céphalées, surdité

Cutanée : allergie prurigineuse, érythème

Hématologie : anémie, agranulocytose, thrombopénie

Hépatique : hausse des transaminases, hépatite réactionnelle

Grossesse : allongement du temps de travail
Les Indoliques Indocid

Arthrocid
Les Arylcarboxyliques Voltarène

Profénid

Apranax

Nurofen

Brufen
Les Fénamates Nifluril
Les Oxicams Feldène

Cycladol

Tilcotil

 

Les non morphiniques


Ce sont les traitements antalgiques simples souvent couplés à une action anti-pyrétique

FAMILLE NOM
ACTION
CONTRE INDICATION
EFFETS SECONDAIRES
Acide acétylsalicylique Aspégic

Catalgine
antalgique

antipyrétique
ulcère

grossesse

allergie

traitement AVK

métrorragie
troubles digestifs

syndrome hémorragique

allergie

insuffisance hépatique

céphalées

acouphènes

baisse de l'acuité visuelle
Paracétamol Dafalgan

Doliprane

Efféralgan
antalgique

antipyrétique
allergie

hépatopathie

alcoolisme

dénutrition

insuffisance rénale
érythème

urticaire

hépatites rares

thrombopénie rare
Noramidopyrine Novalgine

Pyréthane
antalgique < 15 ans

hypersensibilité aux pyrazolés ou aux salicylés

antécédents d'agranulocytose

porphyrie hépatique
Hématologie : agranulocytose, thrombopénie

Rénal : insuffisance rénale aiguë, néphropathie interstitielle

Cutané : urticaire, dermatose

Respiratoire : asthme

Coloration brunâtre des urines



Les antalgiques centraux faibles (palier II)

Ces antalgiques opiacés faibles sont souvent associés à d'autres substances .Sur le marché nous trouvons rarement de la codéine ou du dextropropoxyphène pur, leur action est souvent couplée à celle d'un antalgique périphérique.

La codéine

FAMILLE
NOM
ACTION
CONTRE INDICATION
EFFETS SECONDAIRES
Codéine seule Dicodin Antalgique hypothyroïdie

allergie

insuffisance respiratoire

asthme

< 15 ans

insuffisance hépatocellulaire et/ou rénale grave
Digestif : constipation, nausées, vomissements

Respiratoire : bronchospasme, dépression respiratoire

Neurologie : somnolence, vertiges

Cutané : allergie

> dose normale: risque de dépendance et de syndrome de sevrage
Codéine + paracétamol Efféralgan codéiné

Codoliprane

Lindilane
Antalgique

Anti-pyrétique
< 15 ans

allergie

insuffisance respiratoire

asthme
idem Codéine seule + urticaire, thrombopénie rare


 




Le Dextropropoxyphène

FAMILLE NOM
ACTION
CONTRE INDICATION
EFFETS SECONDAIRES
Dextropropoxyphène seul Antalvic Antalgique allergie

insuffisance rénale sévère

< 15 ans
Digestif : nausées, vomissements, douleur abdominales, constipation

Neuropsy : Céphalées, asthénie, euphorie, vertiges, somnolence, désorientation

Troubles visuels

Hypoglycémie

Allergie cutanée
Dextropropoxyphène + paracétamol Di-Antalvic Antalgique

Anti-pyrétique

Le Tramadol

FAMILLE
NOM
ACTION
CONTRE INDICATION
EFFETS SECONDAIRES
Tramadol Topalgic

Prodalgic
Antalgique

Anti-inflammatoire faible
allergie au tramadol ou aux opiacés

intoxication aiguë ou surdosage avec des produits dépresseurs respiratoires du système nerveux central

traitement IMAO

insuffisance respiratoire sévère

insuffisance hépatocellulaire grave

< 15 ans

épilepsie non traitée

allaitement et grossesse
urticaire, oedème de Quincke

bronchospasme

convulsions

nausées, vomissement

céphalées, somnolence, vertiges

sécheresse buccale, hypersudation, constipation

rarement: douleurs abdominales, rash, euphorie, troubles mineurs de la vision

 


Les antalgiques centraux puissants (palier III)

Introduction:

Le Pavot est un produit datant de l'antiquité où il était utilisé pour ses vertus calmantes. De cette plante a été extrait l'opium qui est en fait la substance au pouvoir analgésique grâce  à la morphine, son principale alcaloïde. D'autres substances aujourd'hui reproduisent les effets de la morphine, on les appelle les substances opioïdes.

La morphine est un antalgique à effet central. Son effet est dû à son action d'activation dite agoniste des récepteurs opioïdes qui sont les récepteurs µ (mu), delta, kappa , qui se situent au niveau de la moelle épinière et au niveau supra-médullaire. Les antalgiques opioïdes sont classées  selon leur action au niveau des récepteurs opioïdes, ainsi nous distinguons plusieurs classes :

  • Action agoniste : les agonistes purs comme la morphine vont directement sur les récepteurs opioïdes et reproduisent tous les effets de la morphine, en augmentant les doses on peut atteindre un effet maximal.
  • Action agoniste/antagoniste ou agoniste partiel : ils ont une efficacité limitée car ils ont un effet plafond même si l'on augmente les doses . Ils ne reproduisent pas tous les effets de  la morphine et s'ils prennent la place d'un agoniste pur ils en réduisent l'effet.
  • Action antagoniste : (la Naloxone) Ils se fixent sur un des récepteurs opioïdes mais ne l'activent pas et empêchent les agonistes d'agir. C'est donc l'antidote de la morphine en cas d'intoxication.

Mais la morphine a en plus de ses effets antalgiques des propriétés pharmacologiques à l'origine le plus souvent d'effets indésirables à type de constipation, nausées, vomissements et par son action sur les récepteurs mu, elle peut entraîner une dépression respiratoire ( bronchoconstriction) et un effet sédatif. Une autre action sur des récepteurs opioïdes sigma explique l'effet psychologique c'est à dire une perturbation de l'activité mentale , ce qui explique le détournement de certains médicaments par les toxicomanes. La morphine est peu modifiée dans l'organisme, elle est surtout excrétée dans l'urine en nature et sous forme conjuguée.

Principes d'utilisation

NOMS
PRÉSENTATION
PUISSANCE (par rapport à la morphine) POSOLOGIE
DURÉE D'ACTION
AGONISTE
MORPHINE Buvable: ampoule 5-10-20 mg dans 10 ml

Per os: SKENAN et MOSCONTIN gel 10-30-60 mg

IV ou SC: ampoules  10-20-50 mg dans1-2-5 ml

Intra-rachidien: ampoule de 1 mg dans 1 ml
1 IV par PCA : 20 à 60 mg/24 h 4 à 6 H
FENTANYL IV: ampoule de 500-100 mcg dans 10-2 ml 50 à100 Anesthésie: 3 à 5 mcg/kg

Sédation: 50 à 200 mg/h
20 à 30 min
PHENOPERIDINE    (R 1406) IV: ampoule de 10-2 mg dans 10-2 ml 10 à 15 Anesthésie: 40 mcg/kg

Sédation: 0.5 à 2 mg/h
40 min
ALFENTANIL (Rapifen) IV: ampoule de 5-1 mg dans 10-2 ml 30 40 à 100 mcg/h 10 min
SUFENTANIL  (Sufenta) IV: ampoule de250 mcg dans 5 ml 700 à 1000 Anesthésie : 1 mcg/kg

Sédation: 0.5 à 1 mcg/kg/h
60 min
AGONISTE/ANTAGONISTE
NALBUPHINE (Nubain) IV/IM: ampoule de  2 ml/20mg 2 Adulte:0.2 à 0.3 mg/kg (max 4 fois/24 h) 3 h
BUPREMORPHINE (Temgésic) Sublinguale: Glossettes 0.2mg IV/IM: ampoule de  1 ml/0.3 mg 30 1 ampoule/12 h 6 h
ANTAGONISTE
NALOXONE
(Narcan)
IV: ampoule de 1 ml/ 0.4mg   Pour réverser une morphinisation faire 1 mcg/kg puis entretenir par perfusion 45 mn

 

Action et indications

FAMILLE
NOM
ACTION
CONTRE INDICATION
EFFETS SECONDAIRES
AGONISTES
MORPHINE Moscontin, Skénan, Chlorhydrate de morphine antalgique puissant allergie à la morphine

insuffisance respiratoire

syndrome abdominal aigu d'étiologie inconnue

insuffisance hépato-cellulaire grave

trauma crânien, hypartension intra-crânienne

état convulsif

alcoolisme aigü, délirium tremens
analgésie, psychodyslepsie, sédation

actions respiratoires dose-dépendantes: bradypnée, apnée centrale, broncho-constriction, dépression de la toux

actions cardio-vasculaires: bradycardie, hypotension artérielle si hypovolémie

actions digestives: vomissements, stase gastrique, diminution du péristaltisme, constipation

action neurologique: somnolence, excitation, dépendance physique et psychique, augmentation de la pression intra-crânienne

syndrome de sevrage: bâillement, mydriase, larmoiement, rhinorrhées, contraction musculaire, céphalées, asthénie, sudation, anxiété, irritabilité, insomnie, anorexie, nausées, vomissements, amaigrissement, douleurs diffuses, diarrhées, tachycardie, polypnée, hyperthermie, hypertension artérielle
PETHIDINE Dolosal antalgique

anti-spasmodique
nourrisson<30 mois

traitement aux IMAO

(en plus de celles de la morphine (voir ci -dessus)
hypotension orthostatique en plus des effets de la morphine (voir ci -dessus)
DEXTROMORAMIDE Palfium antalgique central puissant enfant < 16 ans

(en plus de celles de la morphine (voir ci -dessus)
(ceux de la morphine (voir ci -dessus)
FENTANYL Fentanyl absence d'assistance respiratoire

allergie
dépression respiratoire ++

effets parasympatho - mimétiques : bradycardie, hypotension

rigidité musculaire surtout thoracique

nausées, vomissements
PHENOPERIDINE R 1406 absence d'assistance respiratoire

allergie
dépression respiratoire ++

effets parasympatho - mimétiques: bradycardie, hypotension
ALFENTANIL Rapifen absence d'assistance respiratoire

pneumopathie chronique obstructive

allergie
dépression respiratoire

effets cholinergiques
SUFENTANIL Sufenta absence d'assistance respiratoire

allergie
dépression respiratoire ++

effets parasympatho - mimétiques : bradycardie, hypotension

rigidité musculaire surtout thoracique

nausées, vomissements
AGONISTE/ANTAGONISTES
NALBUPHINE Nubain antalgique allergie à la nalbuphine

syndrome chirurgical abdominal avant le diagnostic

nourrisson< 18 mois
actions neurologiques: somnolence, céphalées, troubles de l'humeur, sédation

actions digestives: nausées , vomissements

actions cholinergiques: hypersudation, sécheresse buccale, bouffées vasomotrices

actions respiratoires: risque de dépression respiratoire chez le nouveau- né  au cours d'une utilisation prolongée
BUPREMORPHINE Temgésic allergie au composant

insuffisance respiratoire sévère

insuffisance hépatique sévère

alcoolisme chronique voire délirium tremens
actions digestives: constipation, nausées, vomissements

actions neuro-psy: insomnie, asthénie, somnolence, lipothymie, sensations vertigineuses, rarement hallucinations et dépendance psychique et physique

actions respiratoires:  dépression respiratoire
ANTAGONISTES
NALOXONE Narcan antidote du surdosage à la morphine

morphino - mimétique
état de dépendance aux morphino - mimétiques

insuffisance cardiaque ou coronarienne grave et hypertension artérielle

allergie
syndrôme de sevrage: (chez personnes dépendantes aux opiacés) frissons, agitations, anxiété, hyperventilation, nausées, vomissements, tachycardie
NALORPHINE Nalorphine toxicomanie aux morphiniques 

insuffisance hépatique sévère

insuffisance respiratoire

grossesse
actions digestives: nausées, vomissements

actions neuro- psy: bradycardie, myosis, lourdeur des membres

surdosage: troubles psychiques, sédation, dysphorie, irritabilité, anxiété, désorientation, hallucinations visuelles

syndrome de sevrage: hypersécrétion, anorexie, diarrhée, fièvre, tachypnée, prurit, sensation de choc électrique dans la tête, absence de quête compulsive

Source : cours de pharmacologie-les antalgiques : link

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J'espère que vous ne m'en voudrez pas d'aller me coucher avec une bouillotte et des antalgiques...

Des fois j'ai envie de baisser les bras...

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Mon rhumato me demande chaque fois où est ma douleur entre un et dix...

Je dirais 8 ou 9...

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Je ne sais pas si c'est dû à la fatigue de la sinusite qui n'en finit pas...mais j'ai une très mauvaise crise de polyarthrite, avec la fatigue et les courbatures, fièvre et maux de tête associés...

J'espère que vous ne m'en voudrez pas de ne pas passer sur vos blogs ce soir...

De plus demain j'organise une fête pour l'anniversaire de mon fiston avec ses copains...J'espère tenir le coup...

Je pense que dimanche je resterai couchée tant je suis exténuée...

Je vous dis à bientôt, merci à tous de venir sur mon blog...

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Les maladies systémiques, ou collagénoses, ou connectivites, constituent un ensemble de maladies liées à une atteinte immunologique et inflammatoire du tissu conjonctif et du collagène, et dont les caractéristiques sont de présenter des lésions diffuses dans de nombreux endroits du corps, et des signes biologiques inflammatoires.

Ces maladies font partie de la médecine interne, car elles touchent plusieurs organes à la fois et ne relèvent donc pas d'une spécialité unique (telles la cardiologie, la pneumologie, etc.).

Parmi les principales maladies sytémiques on distingue :

  • La polyarthrite rhumatoïde ;
  • Le lupus érythémateux disséminé (LED) ;
  • Le syndrome oculo-urétro-synovial (O.U.S.) ;
  • Les spondylarthropathies (spondylarthrite ankylosante) ;
  • La maladie de Horton ;
  • La pseudo-polyarthrite rhizomélique ;
  • La sclérodermie ;
  • La périartérite noueuse ;
  • Le syndrome de Gougerot-Sjogren ;
  • Les dermatomyosite et polymyosite ;
  • La maladie de Behçet ;
  • La sarcoïdose ;
  • Les histiocytoses ;
  • La maladie de Still ;
  • La maladie périodique ;
  • Les maladies de surcharge et certaines maladies métaboliques ;
  • Les hépatopathies chroniques ;
  • Les maladies du tissu élastique ;
  • Les maladies congénitales ou acquises du complément sérique ;
  • Les syndromes paranéoplasiques et maladies de l'immunodéprimé.

 Causes et facteurs de risque

On ne connaît pas l'origine de ces maladies. Toutefois, les altérations immunologiques qui sont détectées font évoquer une cause auto-immune. L'organisme élabore en permanences des anticorps chargés de repousser l'invasion des différents microbes qui l'attaquent.

On sait que la pénétration dans l'organisme d'une protéine étrangère, par exemple une toxine microbienne, entraîne la formation d'anticorps capables de se combiner avec la protéine intruse afin d'en favoriser l'élimination. La formation des anticorps est un puissant moyen de défense, une réaction normale de l'organisme, entrant dans la définition même de l'immunité.

Il arrive dans certains cas que cette réaction de défense dépasse son but : les anticorps, en voulant neutraliser les envahisseurs, s'attaquent à l'organisme dont ils font partie et provoquent des lésions tissulaires diffuses, de nature inflammatoire. (source Doctissimo)

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